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Actualités immobilières belges : juillet 2026

7 minutes de lecture

Léa Léonard 👩🏻‍💻

Léa Léonard 👩🏻‍💻

Spécialiste du décryptage immobilier en Belgique

Découvrez les dernières actualités du secteur immobilier belge !

Chaque mois, le marché immobilier belge évolue au gré des taux hypothécaires, des prix, de la fiscalité et des nouvelles règles régionales sur la rénovation énergétique. Voici un tour d'horizon des principales actualités à retenir pour juillet et leur impact concret sur votre projet, que vous soyez acheteur, vendeur ou investisseur. La moitié de l'année étant passée, c'est aussi l'occasion de revenir plus largement sur les grandes tendances du premier semestre 2026.

L'article en bref

  • Taux hypothécaires : le taux fixe sur 25 ans a franchi les 4 %, son plus haut niveau depuis 2014, ce qui alourdit sensiblement le coût d'un emprunt et pousse les ménages à emprunter moins et sur des durées plus courtes.

  • Crédit en recul : les demandes de crédit hypothécaire ont chuté de plus de 8 % au premier trimestre 2026, et les crédits à la rénovation de plus de 20 %, sous l'effet combiné des taux et de la hausse du coût des matériaux.

  • Coût de la rénovation : les matériaux de construction, en particulier les isolants, ont déjà augmenté de 15 % en mars 2026, avec deux nouvelles hausses de 15 % pour l'été.

  • Fin des primes Renolution : le système de primes à la rénovation à Bruxelles s'est arrêté le 31 décembre 2024 et laisse place à un système de prêts à taux zéro, les derniers dossiers ont été clôturés en mai 2026.

  • PEB et négociation : entre deux maisons identiques, l'une performante et l'autre énergivore, l'écart de prix atteint jusqu'à 90 000 € à Bruxelles, 93 000 € en Flandre et 48 000 € en Wallonie.

  • Fiscalité : la fin de la déduction des intérêts hypothécaires touche environ 500 000 Belges, avec pour certains plus de 2 000 € d'impôts en plus par an.

Bruxelles devient la locomotive du marché immobilier

Les ventes de logements ont progressé de 3,4 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période l'année précédente, selon le baromètre des notaires. La vraie surprise vient de la capitale : Bruxelles affiche une progression de 6,1 % des transactions, contre 3,1 % en Flandre et en Wallonie.

Ce basculement marque un changement de dynamique. En 2025, c'est le marché wallon qui portait la croissance des transactions en Belgique. Le rôle de locomotive a désormais changé de mains, ce qui traduit un regain d'attractivité pour la capitale, sans doute lié à un rattrapage après plusieurs années plus calmes.

Les taux hypothécaires dépassent 4 % : quel impact sur votre budget ?

Le taux fixe sur 25 ans a franchi la barre des 4 %, un niveau plus atteint depuis 2014. Ce seuil symbolique change concrètement le calcul d'un emprunt.

À titre indicatif, pour un emprunt de 300 000 euros sur 25 ans, passer d'un taux de 3 % (le niveau observé il y a un an) à un taux de 4 % aujourd'hui représente environ 160 euros de mensualité supplémentaire, soit près de 1 900 euros par an. Sur la durée totale du crédit, le surcoût en intérêts avoisine les 48 000 euros. Ces montants restent une estimation : le taux réel dépend du profil de l'emprunteur, de la banque et des conditions négociées.

Cette hausse s'explique en grande partie par le contexte géopolitique actuel, qui pèse sur les marchés financiers et donc sur le coût du crédit. Pour autant, mettre son projet immobilier en pause n'est pas nécessairement la bonne réponse : le marché s'ajuste et attendre un retour à des taux plus bas n'offre aucune garantie, tandis que les prix eux-mêmes peuvent continuer à évoluer.

Sans surprise, cette hausse se traduit dans les chiffres du crédit. Les demandes de crédits hypothécaires ont reculé de plus de 8 % au premier trimestre 2026 et les crédits à la rénovation chutent de plus de 20 %. Les ménages belges emprunteraient donc moins, et sur des durées plus courtes.

Matériaux de construction et main d'œuvre : une flambée des coûts

La hausse des taux n'est pas le seul frein pour les projets de rénovation ou de construction. Plus de 90 % des entreprises de construction constatent déjà une augmentation du coût des matériaux, une tendance renforcée par le contexte géopolitique lié à la guerre en Iran.

Les matériaux issus de la pétrochimie sont les plus touchés, notamment les isolants massivement utilisés en construction neuve comme en rénovation. Une hausse de 15 % a déjà été observée en mars 2026 et les professionnels du secteur anticipent deux nouvelles hausses de 15 % pour cet été. Pour tout projet de rénovation énergétique, ce facteur mérite d'être intégré dès l'établissement du budget.

Rénovation énergétique

Après de longs mois d'attente, la Région bruxelloise a débloqué 45 millions d'euros pour payer les dossiers de primes Renolution en attente. Les versements ont eu lieu en avril et mai 2026, pour des travaux dont la facture datait de 2024.

Point important à retenir : les primes Renolution ne sont pas relancées, le budget débloqué est uniquement dédié à clôturer les dossiers en attente, introduits avant le gèle de la prime. Ce système de primes à la rénovation tel qu'il existait a officiellement pris fin au 31 décembre 2024. Il est remplacé par un système de prêts à taux zéro, destiné à financer les travaux de rénovation énergétique sans passer par une subvention directe.

En Wallonie, une nouvelle règle est entrée en vigueur le 1er juillet 2026 : acheter une passoire énergétique implique désormais un engagement de rénovation, sur le même principe que ce qui existe déjà en Flandre.

PEB : un écart de prix qui continue à se creuser

Le certificat PEB (performance énergétique du bâtiment) pèse de plus en plus lourd dans la négociation. Une étude d'Immoweb a comparé deux maisons identiques, dans le même quartier et de même surface, l'une classée PEB A et l'autre PEB G. Résultat : la différence de prix atteint 90 000 euros à Bruxelles, 93 000 euros en Flandre et 48 000 euros en Wallonie.

Cet écart, combiné à la hausse du coût des matériaux, pose une vraie question pour les acheteurs : acquérir une passoire énergétique reste-t-il un bon calcul, ou devient-il un pari risqué ? La réponse dépend largement du prix d'achat négocié, de l'ampleur des travaux nécessaires et du calendrier de rénovation imposé par la région.

Un autre chiffre mérite l'attention : contrairement à une idée reçue, les bailleurs sont plus nombreux à rénover que les propriétaires occupants. Selon L'Écho, 46 % des bailleurs réalisent actuellement des travaux, contre 31 % des propriétaires occupants. Les investisseurs semblent donc anticiper davantage les nouvelles obligations énergétiques que les particuliers qui occupent leur logement.

Fin de la déduction fiscale des intérêts hypothécaires

2026 marque un tournant fiscal : la déduction fiscale des intérêts hypothécaires a pris fin, avec effet dès la déclaration pour l'exercice 2025 (revenus 2025, à déclarer en 2026). Concrètement, les propriétaires qui bénéficiaient encore de cet avantage ne peuvent plus déduire leurs intérêts d'emprunt de leurs revenus imposables.

L'impact touche un grand nombre de contribuables : environ 500 000 Belges vont payer davantage d'impôts cette année sans nécessairement en avoir pris conscience à l'avance. Pour certains foyers, la perte représente plus de 2 000 euros de pouvoir d'achat en moins chaque année. Ce changement mérite d'être anticipé dans le calcul de tout nouveau projet d'achat avec crédit.

La taxation des loyers réels revient sur la table

Un dernier sujet à surveiller : la taxation des loyers réels, une mesure régulièrement évoquée pour alléger les finances de l'État, revient dans le débat public. À ce stade, il s'agit d'une piste de réflexion et non d'une mesure votée. Si elle devait se concrétiser, elle changerait la manière dont les revenus locatifs sont imposés en Belgique, avec un effet direct sur la rentabilité des investissements locatifs. Le dossier reste à suivre dans les prochains mois.

Questions fréquentes

Faut-il mettre son projet immobilier en pause à cause de la hausse des taux ? Pas nécessairement. Les taux ont grimpé, mais attendre ne garantit ni un retour à des taux plus bas, ni une stabilité des prix. Un projet bien budgété, avec un taux fixe négocié au meilleur moment, reste souvent préférable à une attente sans certitude.

Les primes à la rénovation existent-elles encore à Bruxelles ? Le système de primes Renolution tel qu'il fonctionnait a pris fin le 31 décembre 2024. Il est remplacé par un système de prêts à taux zéro pour financer les travaux de rénovation énergétique.

Acheter une passoire énergétique est-il encore intéressant en 2026 ? Cela dépend du prix négocié à l'achat, de l'ampleur réelle des travaux et des obligations régionales de rénovation. L'écart de prix entre un bien PEB A et un bien PEB G peut atteindre 90 000 euros à Bruxelles, ce qui doit être intégré dans le calcul global du projet.

Un projet immobilier à évaluer avec les bons chiffres

Entre la hausse des taux, l'évolution des règles énergétiques et les changements fiscaux, le marché immobilier belge demande aujourd'hui plus que jamais une analyse chiffrée et actualisée. Un agent local We Invest peut vous aider à évaluer l'impact réel de ces changements sur votre projet d'achat, de vente ou d'investissement.

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Léa Léonard 👩🏻‍💻

Léa Léonard 👩🏻‍💻

Spécialiste du décryptage immobilier en Belgique